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Espace : L'air du temps

Avertissement : la sélection, des informations rapportées ici, est totalement subjective et complètement arbitraire.

Vous ne trouvrez pas ici un journal, au sens strict du terme, écrit au quotidien mais plus simplement des faits mis en avant au gré des humeurs, soit qu'ils apparaissent comme amusants, révoltants ou révélateur du "temps qu'il fait".

Quel cinéma ! - mai 2018

16 mai 2018

Quel cinéma !

nabillaMonsieur Thomas Vergara et madame Nabilla Benattia ont crée l'évènement en se montrant sur le tapis rouge du festival de Cannes pour la montée des marches. Extraordinaire parait-il. A quel titre étaient-ils là? Cela reste pour moi un mystère. Que je sache, ils n'ont aucun lien avec le 7e art. Mais après tout, ce n'est pas bien grave.

Ce monsieur, me dit-on, a été candidat à une émission de télé-réalité. Quant à sa compagne, je crois me souvenir qu'elle a défrayé la chronique télévisuelle. Mais laquelle?

En tout cas, elle a fait sensation à Cannes en portant une robe qui dévoilait un dos-nu très prononcé et quelques tatouages. De quoi, sans doute, faire monter la chaleur du P.A.F.

Comme quoi, on obtient plus de succès en montrant son cul, quand se le crevant au quotidien dans un service des urgences de n'importe quel hopital.

Une certaine idée de la vie - mars 2018

24 mars 2018

Une certaine idée de la vie

LiberteMort1La vie n'est pas un droit de l'homme. Elle est précieuse et doit être préservée autant que faire se peut. Mais il y a des valeurs supérieurs à la vie. L’honneur, le devoir, la liberté, la dignité, la loyauté, la justice, la solidarité etc… Et leur défense exige parfois que l’on meurt pour elles. C’est ce que nous ont enseignées les résistants à la barbarie nazi durant la seconde guerre mondiale et bien d’autres avant eux. C’est le dissident Jan Patocka à Prague qui déclarait : "une vie qui n’est pas disposée à se sacrifier à son sens ne mérite pas d’être vécue".
C’est ce que nous a rappellé le 23 mars 2018 le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame qui a choisi de prendre la place d’un otage, sachant sans doute que ces chances d’en ressortir vivant étaient réduites.

Des évènements comme celui-ci, dans un monde ou les brutes et les médiocres pourvu qu’il sachent manier la trahison et la flagornerie, sont projetés au sommet de la renommée, du pouvoir et de la richesse dans une société consommatrice, individualiste et léthargique qui ne propose qu’insouciance et loisirs pour le plus grand profit d’une élite mondialisée, nous rappelle que notre univers est inéluctablement tragique et la mort au bout. Toutes avancées politiques, sociales, économiques ne sont jamais définitives et il faut et faudra inlassablement combattre pour les défendre. Rien n’est jamais acquis. Tout est toujours à conquérir parfois au prix du sang et il faut sans relâche remonter sur le rocher. 

Le sacrifice de Arnaud Beltrame, nous dit que la vie n’a pas de prix, qu’il faut tout tenter pour la préserver mais que parfois pour garder des raisons de vivre, il faut être prêt à mourir pour elles.

Voir sur ce site un résumé de l'essai de Alexandra Laigniel-Lavastine : pretmourir  en cliquant sur l'image.

Il n'a pas molli face aux Mollahs - janvier 2018

28 janvier 2018

Il n'a pas molli face au Mollahs

Couillesaucul

Le festival off de la bande dessinée d'Angoulème a cette année décerné son prix "Couilles au cul 2018" au dessinateur à Kianoush. Kianoush est un dessinateur iranien qui a fuit en 2009 le régime islamique après ses prises de position en faveur de l'oppostion à Mahmoud Ahmadinejad.

A cette occasion, il a entre autre décaré: "Je crois à la liberté d'expression totale. Sans limite. Sans exception. On peut tout dessiner. On a le droit de tout dire, de provoquer, voire d'insulter. Et si quelqu'un se sent blessé, il peut saisir la justice. C'est le fonctionnement normal de la démocratie".

"Quand je vois des Européens qui vivent librement, qui ne savent pas ce que c'est que de vivre dans une dictature et qui critiquent la liberté d'expression, je les invite à émigrer en Iran et à y vivre pendant dix ans. On verra après ce qu'ils diront de la liberté... "

Rien à ajouter.

L'habit fait-il le parlementaire ? - décembre 2017

Ruffin21 Décembre 2017 

L'habit fait-il le parlementaire?

La provocation est parfois utile et salutaire. Mais, je n'apprécie pas la "provoc" pour la "provoc". Il m'est arrivé de m'agacer aux propos ou aux gesticulations de François Ruffin que j'aime bien par ailleurs (j'ai failli écrire en même temps). Aurait-il du venir à l'Assemblée Nationale avec le maillot de foot-ball de son club? Je laisserai le soin à d'autres, sans doute bien plus compétents que moi en matière vestimentaire, de trancher.

Par contre, j'ai bien aimé sa lettre ouverte au président de l'Assemblée nationale, François de Rugy. Elle pose un vrai problème de démocratie. Le problème n'est pas nouveau dans nos sociétés modernes et technocratiques. L'exhubérance de Ruffin a le mérite de le mettre ou de le remettre en perspective. La voici !

"Lettre ouverte à François de Rugy: l'Assemblée est nue ?

Monsieur le président,

Ce mercredi 20 décembre, en conseil de discipline, vous allez devoir trancher : faut-il me sanctionner pour le "déshonorant" et "indigne"  port du mailot d'Eaucourt-sur-Somme dans l'hémicycle?

Avant que cette grave question ne soit tranchée, et mon martyr achevé, je viens vous en poser une seconde: de quoi, au fond, le maillot d'Eaucourt-sur-Somme est-il le nom?

Je ne voudrais pas vous parler de sport.

Ni même d'associations, ou de subventions.

Mais de notre Assemblée, de notre Constitution.

Notre histoire s'est offert des crises parlementaires. Il ne nous reste que des crises vestimentaires. En quelques mois, j'en ai connu trois: le non-port de cravate, la chemise hors du pantalon, et donc le maillot d'Eaucourt-sur-Somme. A chaque fois, l'hystérie m'a surpris, l'emportement de collègues députés, des médias, ou de l'institution.

Et puis, enfin, aujourd'hui, j'ai compris.

De la "loi travail numéro 2" à celle sur "la moralisation de la vie publique", de la "Sécurité intérieure" au "budget de la sécurité sociale", en un semestre déjà, il ne faut pas être bien malin pour s'en rendre compte: l'Assemblée, supposée "législative", ne fait pas la loi.

Ces textes nous tombent de l'Elysée, après un passage par les ministères, et le Parlement sert de chambre d'enregistrement, gavé de lois comme des oies, siégeant du lundi au vendredi, jusqu'à une heure du matin. Nous suggérons certes des milliers d'amendements, pour se donner l'air important. Nous affichons notre fierté, victorieux quasiment, lorsqu'avec l'assentiment du gouvernement une virgule d'un alinéa est déplacée.

Je le savais depuis longtemps, en théorie. Je l'avais observé de loin, comme simple citoyen, sous Hollande, sous Sarkozy, sous Chirac. Mais c'est autre chose, tout de même, de l'avoir sous le nez au quotidien, d'y être en butte chaque matin. A découvrir, comme ça, la toute puissance de l'exécutif, qui est en fait également le législatif, je retiens un cri: "Montesquieu, reviens!"

J'en ai causé, déjà, avec des dizaines de personnes, des juristes et des lambdas, de la majorité et de l'opposition, des députés et des administrateurs, des de gauche et des de droite, et pour tous, pour tous, c'est une évidence: la séparation des pouvoirs n'est qu'une fiction.

Mais c'est une évidence qui se chuchote.

Une évidence qui se murmure.

Une évidence qui ne se clame pas haut et fort.

Tel le jeune enfant qui, dans le conte d'Andersen, Les Habits neufs de l'Empereur, vient crier "Le roi est nu! Le roi est nu!", je me suis assigné ce rôle: crier "L'Assemblée est nue! L'Assemblée est nue!" Non par plaisir, mais par regret. Par espoir, aussi, pour qu'elle obtienne un véritable pouvoir, qui lui revient de droit: faire la loi.

Aussi, tous les débats d'aujourd'hui, sur le nombre de députés, sur leurs notes de frais, sur les réformes que vous avez lancées, tous ces débats ne m'intéressent pas, ou peu. Ces discussions masquent la seule interrogation qui vaille à mes yeux: à quoi sert-on vraiment? Quelle fonction nous attribue-t-on? Va-t-on faire la loi, oui ou non?

Et sinon, tant qu'à enlever deux cents députés, tant qu'à faire des économies, pourquoi ne pas y aller carrément? Pourquoi ne pas supprimer le Parlement tout entier? Pour conserver une apparence de démocratie?

Nous y voilà, l'apparence.

Et  j'en arrive enfin au maillot d'Eaucourt-sur-Somme.

Avec mon cri, "l'Assemblée est nue! L'Assemblée est nue!", je me trompais, sans doute. C'est presque l'inverse qu'il faudrait dire: l'Assemblée n'est qu'habit. De pouvoir, elle n'en a pas, elle n'en a que l'apparat.

Comme beaucoup de nouveaux élus, j'ai fait visiter le Palais Bourbon à ma famille. Dans le salon Delacroix, mon fils Joseph, âgé de neuf ans, s'est planté le nez vers le plafond: "Tu as vu le beau lustre, Papa?" Et j'ai songé, tu as raison, mon fils, c'est juste du lustre. Mais derrière ce lustre, derrière les dorures, derrière les apparences, le vide.

Derrière, l'insignifiance de notre pouvoir.

Derrière, l'inutilité de notre fonction.

D'où la panique, en fait, lorsqu'on touche à l'habit, qui fait le parlementaire.

C'est notre collègue Thierry Benoit qui a le mieux résumé ça. Dans l'hémicycle, durant mon intervention, durant mon hommage aux bénévoles, il s'égosillait: "Charlot en maillot!" Je l'ai retrouvé, mercredi dernier, à la Commission des affaires économiques, et j'ai éclaté de rire: "Bah alors? Qu'est-ce qui t'a pris? T'as pété un câble?", je l'ai taquiné. Et lui de me répondre: "Je t'aime bien tu sais, mais là, si on vient en maillot, quand est-ce qu'ils vont nous retirer la garde républicaine? Quand est-ce qu'ils vont nous ôter les huissiers avec leurs chaînes? Qu'est-ce qu'il va nous rester?"

Qu'est-ce qu'il va nous rester, en effet, si on nous enlève les apparences?

Aussi, Monsieur le président de l'Assemblée nationale, vous me sanctionnerez si vous le désirez.

Mais plutôt que de sauver les apparences, je vous inviterais à entamer un bras de fer avec un autre président, nettement plus puissant: de la République, lui. Pour que notre Assemblée soit habillée de réels pouvoirs. Pour qu'elle ne lui serve pas que de faire-valoir. Pour que les parlementaires ne soient plus ses marionnettes, moi comme Guignol, vous comme Gendarme...

Notre "dignité", notre "honneur" de députés, devraient résider là : engager une lutte avec l'exécutif, pour la séparation des pouvoirs, pour leur rééquilibrage. 

Vous pourriez compter sur mon plein et entier soutien.

Respectueusement comme il se doit,"

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