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Vous ne trouverez pas ici de critiques littéraires au sens strict du terme mais tout simplement la présentation d'ouvrages ou d'auteurs pour vous les faire découvrir, si vous ne les connaissez déjà ou vous donner l'envie de les lire, si ce n'est déjà fait.

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CeQueNousDevons

Ce que nous devons aux Indiens d'Amérique

Titre original : "Indians givers" publié en 1988.

Auteur : Jack Weatherford

Tout d'abord, il faut noter que l'auteur utilise le mot Amérique par référence à l'ensemble du continent et non pas aux seuls Etat-Unis d'Amérique.

Tony Hillerman, père du "polar" Navajo et créateur du roman policier ethnologique écrit à son sujet : "Rien n'est plus vrai que ce que dit Weatherford : nous avons délibérément ignoré et sous-estimé la contribution des Indiens d'Amérique au monde dans lequel nous vivons, et nous n'autorisons les cultures indiennes qu'à une mort lente sans vouloir comprendre qu'elles ont tant de choses à nous enseigner. Avec ce livre Jack Weatherford nous donne un avertissement que nous ne devrions pas ignorer."

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Tiwanaku -Bolivie

Le texte de présentation résume parfaitement le contenu de l'ouvrage : "En 1492 Christophe Colomb pensait apporter la Civilisation au Nouveau Monde ; cinq siècles plus tard, il est temps de reconnaître à quel point le Nouveau Monde a influencé notre civilisation. Jack Weatherford, professeur d'anthropologie, nous invite dans ce livre étonnant à faire l'état de l'inestimable contribution des peuples amérindiens à notre histoire collective : de nos habitudes alimentaires (60% des aliments consommés aujourd'hui viennent des Amériques) à nos techniques agricoles, de nos connaissances médicales (dont la quinine et l'aspirine) à nos modes de gouvernement, de notre développement économique (grâce aux masses d'or et d'argent des Aztèques et des Incas) à nos systèmes de pensée (les sociétés indiennes ayant inspiré Montesquieu, Rousseau ou Marx). Cinq siècles après Christophe Colomb, l'Amérique est encore à découvrir..."

MarchGuamoteDéveloppement économique, progrès industriels, révolution alimentaire, découvertes médicales, contributions aux idées et aux institutions politiques, ce livre rescence et donne du sens à tout ce que les sociétés indiennes nous enseignèrent et nous apportèrent quelques fois involontairement. Il ne s'agit pas là de faire de ces sociétés des exemples de vertu. Les civilsations Incas et Aztèques ou de la partie nord du continent n'étaient surement pas le paradis sur terre. Mais y-a-t-il une civilisation passée ou actuelle qui puisse y prétendre? 

Alors comme l'écrit l'auteur : "Les sociétés indiennes, (...) se désintégrèrent et furent marginalisées. Les Indiens devinrent des mendiants sur la scène mondiale, implorant de la nourriture, la restitution de leurs terres et le respect des traités, et demandant qu'on les écoute. Toutefois en igorant les cultures indiennes, nous faisons beaucoup plus que dénigrer la place à laquelle elles ont droit dans l'Histoire. Nous nous faisons tort à nous-mêmes à cause de tout ce que nous avons perdu."

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VeinesOuvertesLes veines ouvertes de l'Amérique latine

Auteur : Eduardo Galeano

Edition : "Terre humaine" Presse Pocket -  Première édition 1971

L'auteur est né en 1940 à Montévidéo (Uruguay) et décédé le 13 avril 2015. De son métier journaliste, il est obligé de s'exilé en 1973 peu après la parution de l'ouvrage, a la suite du coup d'état en Uruguay qui aboutit à l'instauration d'une dictature militaire (1973-1984) (voir aussi le lien Pepe Mujica). Il vécut à Barcelonne avant de retourner dans son pays après le retour de la démocratie.

Résumé : 4° de couverture

"Voici l'histoire implacable du pillage d'un continent qui fait prendre tragiquement conscience d'une humiliation concertée. Nous suivons, siècle après siècle, et dans le moindre détail, le mécanisme qui a conduit à une dépossession ruinant les nations d'un des espaces les plus prometteurs de l'univers. 

EduardoGaleano1Après l'âpreté des découvreurs débarqués des caravelles, la cruauté épique des conquistadors puis celle, sauvage, mercantile, des négriers, voici venus en jet les technocrates d'aujourd'hui, la caste anonyme et glacée des banquiers, des « experts internationaux » du développement, qui s'attaquent à la fabuleuse richesse du sous-sol de l'Amérique latine et, pour mieux dominer les peuples, n'hésitent pas à subventionner de sanglants dictateurs à leur solde. 

Cet ouvrage essentiel sur l'exploitation de l'homme par l'homme est à l'échelle d'un continent. Classique aujourd'hui, ce livre est lu et commenté dans les grandes universités nord-américaines; il dénonce le talon d'Achille des Etats-Unis : un univers où règnent la faim, l'angoisse et les pires inégalités sociales. 

Les responsables? Qui? Qui donc ? 
L'Espagne et le Portugal, l'Angleterre et, de nos jours, les Etats-Unis. Les Etats-Unis, avocat des Droits de l'homme. « Lincoln, réveille-toi. Vois cette imposture que Washington, en ton nom, encourage, sous couvert de grandes banques, hors de ses frontières. » On ne s'étonnera pas que les multinationales, monstres hybrides des temps modernes, opèrent avec cohésion en cet ensemble d'îles solitaires qu'est l'Amérique latine. Chaque pays plie sous le poids conjugué de ses divisions sociales, de ses armées, de ses polices qui l'enfoncent dans une plus profonde misère. 

Des forces nouvelles se lèvent. Phénomène de grande conséquence, l'Eglise, longtemps oppressive, reprend la tradition évangélique des premiers âges et devient porteuse d'espérance : elle est résolument aux côtés des pauvres et des persécutés." 

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FracturesFrancaisesFrancePerifFractures françaises - La France périphérique

Auteur : Christophe Guilluy

Deux ouvrages disponibles dans la collection "Champs" de chez Flammarion et parus pour le premier en 2010 et pour le second en 2014.

Dans "Fractures françaises", Christophe Guilluy relève le décalage du discours des élites politiques, médiatiques et culturels et la réalité que perçoivent et vivent les populations, identifiant de ce fait la fracture entre le peuple et ses représentants et plus généralement ceux qui font l'opinion. Le discours dominant présente le pays divisé entre exclus et "petits bougeois", opposant les ghettos ethnicisés à la France moyennne. L'auteur nous montre une situation des couches populaires très différente des représentations caricaturales habituelles en mettant l'accent sur une division entre les grandes métroploles gagnantes de la mondialisation et les territoires péri-urbains (la ruralité et les villes petites ou moyennes) laissés à l'abandon. Un livre qui aide à comprendre la montée de ce que certains nomment, non sans mépris, le "populisme".

Dans "La France périphérique", l'auteur dresse le constat suivant : "Désormais, deux France s'ignorent et se font face : la France des métropoles, brillante vitrine de la mondialisation heureuse, où cohabitent cadres et immigrés, et la France périphérique des petites et moyennes villes, des zones rurales éloignées des bassins d'emplois les plus dynamiques. De cette dernière, qui concentre 60 % de la population française, personne ne parle jamais. Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi a-t-on sacrifié les classes populaires sur l'autel d'une mondialisation volontiers communautariste et inégalitaire, aux antipodes des valeurs dont se réclame la classe politique ? Comment cette France populaire peut-elle changer la donne, et regagner la place qui est la sienne - la première ? Dans cet essai retentissant, Christophe Guilluy dresse un diagnostic sans complaisance de notre pays, et esquisse les contours d'une contre-société à venir." 

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CupiditLe triomphe de la cupidité

Auteur : Joseph E. Stiglitz

Edité en 2010

Un livre sur la crise économique et financière de 2008

"La seule surprise de la crise économique de 2008, c'est qu'elle ait tant surpris". C'est ainsi que commence le premier chapitre du livre de Joseph E. Stiglitz.

Quelques lignes plus loin, il poursuit : "Les Etats-Unis avaient une bulle de l'immobilier.(...) Le pays le plus riche du monde vivait au-dessus de ses moyens, et c'était la base du dynamisme de l'économie, aux Etauts-Unis et dans le monde entier. L'économie mondiale avait besoin pour sa croissance que la consommation de ce pays ne cesse d'augmenter ; mais comment cela se pouvait-il, alors que les revenus d'un grand nombre de ses habitants stagnaient depuis si longtemps ?"

Il faut noter au passage que de 2000 à 2008 le revenu médian réel, c'est à dire compte tenu de l'inflation, a diminué de près de 4%.

"Les Américains ont trouvé une solution ingénieuse : emprunter, et consommer comme si leurs revenus augmentaient. (...) Autrement dit, ils se sont endettés jusqu'au cou. Tout le monde était content de ce qui se passait, les emprunteurs comme les prêteurs : les premiers pouvaient continuer à consommer avec faste, sans avoir à affronter la réalité de leurs revenus stationnaires ou en baisse ; les seconds engrengeaient des profits record, grâce à leurs commissions toujours plus élevées."

Voilà comment à pris naissance la crise de 2008.

Le point de vue des éditeurs : "La crise mondiale, Joseph E Stiglitz, Prix Nobel d'économie, l'avait annoncée. Le marché roi, l'obsession du court terme, les déréglementations, la libre circulation des capitaux en sont les principaux responsables. Mais il est temps désormais d'étudier les causes fondamentales du désastre : d'après Joseph E Stiglitz, la crise n'est en effet pas exclusivement financière, et ses répercussions économiques ne peuvent dissimuler qu'il s'agit en vérité de la faillite d'un système conjuguée à une crise morale. 

Il démontre que les mesures actuellement prises aux Etats-Unis ou en Europe ne sont pas à la hauteur de l'enjeu et contribueront, pour nombre d'entre elles, à relancer un système qui a échoué et qui ira de crise en crise. Il est donc urgent de repenser le monde, de réformer une science économique qui s'est fourvoyée, entraînant dans son sillage l'accroissement des inégalités, la montée de la pauvreté ou l'aggravation de la crise environnementale. 
Un livre qui résonne comme un appel à remettre à plat les fondements mêmes de l'économie mondiale."

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StratgieChocLa stratégie du choc

Auteur : Naomi Klein

Edité en 2008

Le point de vue des éditeurs : "Qu’y a-t-il de commun entre le coup d’Etat de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l’effondrement de l’Union soviétique, le naufrage de l’épopée Solidarnosc en Pologne, les difficultés rencontrées par Mandela dans l’Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri Lanka en 2004, le cyclone Katrina, l’année suivante, la pratique de la torture partout et en tous lieux – Abou Ghraïb ou Guantánamo – aujourd’hui ? 
Tous ces moments de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l’avènement d’un “capitalisme du désastre”.
Approfondissant la réflexion militante entamée avec son bestseller No Logo, Naomi Klein dénonce, dans La stratégie du choc, l’existence d’opérations concertées dans le but d’assurer la prise de contrôle de la planète par les tenants d’un ultralibéralisme tout puissant. Ce dernier met sciemment à contribution crises et désastres pour substituer aux valeurs démocratiques, auxquelles les sociétés aspirent, la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation.
Remarquablement conduite et documentée, cette histoire secrète du libre marché, qui dessine une nouvelle éthique de l’investigation journalistique, s’affirme comme une lecture indispensable pour réévaluer les enjeux des temps présent et à venir, vis-à-vis desquels les citoyens du monde portent, ensemble, une responsabilité impossible à déléguer.
Journaliste, essayiste et réalisatrice, diplômée de la prestigieuse London School of Economics, Naomi Klein est l’auteur du best-seller international No Logo, traduit dans vingt-huit langues et devenu une référence incontournable dans le monde entier. Elle contribue régulièrement à la rubrique internationale de The Nation et The Guardian, et s’est rendue en Irak pour le magazine Harper’s. En 2004, elle a réalisé un film documentaire, The Take, sur l’occupation des usines en Argentine, qu’elle a coproduit avec le réalisateur Avi Lewis."

L'intéret de l'ouvrage réside dans les faits qu'il nous livre et la relation qu'il établit entre eux. Son mérite est qu'après l'avoir lu, on a envie d'en savoir plus. Par contre, on a l'impression que l'auteur verse parfois dans "la théorie du complot". Si les puissants de ce monde profite aisément et sans scrupules du malheur des autres, faut-il pour autant y voir la main d'un complot mondial pensé et organisé. Pour notre part nous ne le pensons pas. C'est plutôt "l'occasion qui fait le laron".

Un documntaire ( Production de "Révolution Films Production") a été tiré du livre de Naomi Klein. Il est disponible sur la chaine "You Tube". En cliquant sur la vignette du livre ci-dessus du livre vous pouvez y accèder.

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MarxoMarxMarx, ô Marx, pourquoi m'as tu abandonné?

Auteur : Bernard Maris

Edité en 2010 - Disponible chez Flammarion "Champs actuel"

 "" Avoir le courage d'aimer la vie, et regarder la mort en face", disait le socialiste Jean Jaurès. Mais ni la mort ni le soleil ne peuvent se regarder en face". C'est ainsi que Bernard Maris termine son livre.

La première page nous rappelle que Karl Marx avait imaginé en 1844 un ouvrage en six chapitres intitulé "Economie". "Le Capital" n'en était que le premier. De ce chapitre seule la première partie fut publiée de son vivant. Les deux autres ne le seront qu'après sa mort à l'initiative de Engels à partir de ses brouillons.

Bernard Maris nous fait la démonstration que Marx avait décrit de façon limpide le fonctionnement de l'économie et du capitalisme. De ce point de vue, ses analyses nous servent encore aujourd'hui à comprendre les crises économiques. Mais c'est ensuite que Marx "nous abandonne". En effet, il pensait que de l'évolution du système économique et de l'exploitation que subissaient les plus démunis, les prolétaires, allait naturellement naitre une classe qui libérerait l'humanité de l'aliénation. La classe ouvrière en prenant le pouvoir sauverait l'humanité et construirai un société fraternelle où toute forme d'exploitation aurait été bannie. 

Maris nous explique que ce n'est pas ce qui s'est passé. L'exploitation ne produit que de l'asservissement, du cynisme et un monde désabusé. Marx pensait que le développement des forces productives en abolisant la rareté amenerait une société meilleure en construisant un monde d'abondance. Pour Maris ce n'est pas ce qui est advenu. Non seulement et malgré l'accès à la consommation d'une partie de plus en plus grand de la population, le nombre de pauvres augmente de manière relative mais le rêve d'une société d'abondance s'éloigne au fur et à mesure que l'on découvre l'ampleur du problème écologique. Maris souligne : "Marx pensait que l'amour d'autrui naîtrait de lui-même dans un monde débarassé de la nécéssité". Mais la solution ne peut venir d'une croissance sans fin.

Et l'évolution des forces productives, tel que Marx les décrivait n'a pas abouti au grand soir des prolétaires. En quelque sorte la démocratie devait vaincre le capitalisme. Mais au contraire, le capitalisme s'accorde très bien des dictatures. Et Maris poursuit  : "Le capital a toujours aimé les dictatures". (La chine communiste actuelle est en le plus belle exemple). "Il les a favorisées et s'en est toujours nourri. La démocratie est comme les Trente glorieuses, une anomalie de l'Histoire qui devrait disparaitre aussi rapidement qu'ellle est advenue".

Le libéralisme et les marchés n'aiment pas le hasard. En conclusion, Bernard Maris écrit : "Marx pensait que le hasard serait aboli dans la société communiste. Le concept de marché financier efficient repose aussi sur la disparition du risque (...). "L'abolition du hasard n'est autre que celle du destin, dont l'autre nom est la mort, la main de Dieu si l'on préfère" (...). "Le socialisme est mort, car il ne sait pas parler de la mort (...). "La mort s'exprime dans la dictature des marchés. Le désir infini d'argent n'est que la pulsion de mort du capitalisme, on le sait depuis Keynes et Freud".

jesuischarlie2Cest toujours un plaisir de lire ou relire les propos décapants et non conventionnels sur le monde et l'économie de Bernard Maris. C'est aussi un plaisir de l'entendre en parler :

Les matins de France Culture - 27 septembe 2010

La recherche de la croissance infinie (AlterEco+)

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DondeEstan¿Donde estan?

Terreur et disparitions au Pérou (1980-2000)

Auteur : Daniel Dupuis 

Edité en 2009

Cet ouvrage est une enquête sur des "évènements" s'étant déroulés non pas sous une dictature mais dans un pays où fonctionnait des institutions démocratiques, non pas sous le pouvoir sans partage d'un homme mais durant les mandats de trois présidents élus. L'auteur s'appuie sur des témoignages et sur les travaux de la "Commission Vérité et Réconciliation".

Résumé de l'éditeur : "De 1980 à 2000, l'armée du Pérou n'a pas hésité à recourir à la terreur pour combattre la guérilla sanguinaire du Sentier lumineux. Sous trois gouvernements successifs élus au suffrage universel, dans le silence de la population péruvienne et de la communauté internationale, plus de 13 000 personnes ont ainsi disparu après avoir subi toutes sortes de violences. Dans un pays où le racisme contre les " Indios " est ancestral, les paysans indiens de l'Altiplano ont été les principales victimes de ce crime de masse. L'auteur de ce livre expose, en s'appuyant sur de très nombreux témoignages, les mécanismes, les responsabilités et les conséquences de cette pratique systématique de " la disparition forcée ". Au lendemain de la condamnation d'Alberto Fujimori pour violation des droits de l'homme, il montre aussi que le sort de la fragile démocratie péruvienne est aujourd'hui intimement lié à la reconnaissance des droits et de la mémoire des familles des victimes."

Ecoutons l'auteur du livre : "Au nom de la lutte contre le terrorisme, tous les gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays ont en effet fermé les yeux sur les pires atrocités. Mais le pouvoir éxécutif n'est pas le seul en cause. La lutte antisubversive s'est aussi appuyée des moyens légaux dans le cadre d'une législation antiterroriste votée par un Congrès élu démocratiquement."

"J'ai été très surpris d'apprendre qu'au Chili, il y avait eu 3 000 morts et disparus, alors qu'ici c'est 70 000 ! reconnait l'historien Nelson Manrique. Mais les morts au Chili ou en Argentine étaient de la même classe sociale que les gens qui font l'opinion publique, la classe moyenne, alors qu'ici, il s'agit d'Indiens (...), les victimes n'ont pas la même valeur."

S'il n'avait pas la même valeur au regard de leur origine on constate par la même que les éxécutions directes touchaient plus les analphabêtes (60%) que ceux ayant suivis des étude universitaires (20%).

"Il y a toujours cette indifférence et cet éloignement de l'opinion publique par rapport au drame vécu par la population andine déplore Ronald Gamarra, le secrétaire éxécutif de la Coordination nationale des droits de l'homme."

" Il existe au Pérou une fracture permanente entre le Pérou officiel et le Pérou réel, ils ne dialoguent pas affirment Miguel Jugo, le direteur éxécutif de l'APRODEHAsociacion Pro Derechos Humanos (cliquez pour voir le site)."

Ce conflit sanglant n'a jamais vraiment fait l'actualité bien qu'il se situe à quelques heures de bus du site du Machu Picchu qui attirent chaque année des centaines de milliers de touristes.

Voir également sur ce site l'article "Ayacucho".

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HistoireAmeriqueFrancaiseHistoire de l'Amérique française

Auteurs : Gilles Havard (directeur de recherche au CNRS) et Cecile Vidal (maitre de conférences à l'EHESS).

Edité en 2003 chez Flammarion et 2008, 2014 dans la collection "Champs Histoire"

Résumé de l'éditeur :
"Au début du XVIIIe siècle, la Nouvelle-France s'étendait sur près des deux tiers du continent nord-américain, de Québec à la Nouvelle-Orléans, des forêts glacées du Canada aux bayous de Louisiane, en passant par les prairies du Midwest. Un Empire dont la clé de voûte fut l'alliance avec les Indiens, qui permit aux Français de s'implanter et de se maintenir au nez et à la barbe des Anglais, plus nombreux, mais confinés sur le littoral atlantique. Colons, Indiens, esclaves africains composaient, surtout en Louisiane, une Amérique française au visage cosmopolite. Cette Amérique, que notre mémoire a occultée, n'a pas entièrement disparu. Les toponymes en témoignent : New Orleans, Baton Rouge, Saint-Louis, Montréal, etc., de nombreuses villes nord-américaines ont eu pour fondateurs des Français. Des millions d'Américains, aux États-Unis comme au Canada, ont des noms d'origine française. Archambault, Bissonnette, Boucher, Colombe, Dion, Pineaux, Roubideaux : imagine-t-on aujourd'hui que ces patronymes sont portés notamment par des Indiens du Dakota ? Parmi les descendants des colons français, certains parlent toujours la langue de Molière. Ce legs, on ne saurait le comprendre sans se glisser, au fil de la lecture, dans une pirogue ou dans un canoë à la recherche d'une histoire ignorée."
 
Partons donc pour un voyage dans le temps, au pays des grands espaces, des étendues glacées, des forêts immense, des trappeurs, des caribous, des castors, des civilisations amérindiennes, des grands lacs, de fleuves traversant tout un continent, des bayous de Louisiane, à la découverte de cette période de l'Histoire qui a aussi été l'histoire de milliers d'individus. Nous y vivons la découverte et le peuplement au coté des autochtones de cette immense territoire et les rapports entre la "Nouvelle France" et la métropole. Des pages qui nous aident aussi à mieux comprendre la création, le développement et la chute de cet empire.
Après la défaite militaire (1759-1760), un traité de paix préliminaire fut signé entre la France et l'Angleterre. Voici un passage de l'ouvrage qui nous fait touché du doigt les raisons profondes de la défaite au-delà des péripéties militaires et diplomatique. 
Page 664-665 : "L'article 6 des Préliminaires de Fontainebleau comportait une curieuse mention : les Britanniques annexaient en effet la partie occidentale de la Louisiane "à l'exception de la Nouvelle-Orléans et de lîle dans laquelle elle située". Une île ? Cette aberration topographique ne manqua pas d'accentuer l'amertune des créoles louisianais. Le Procureur Chauvin de La Frénière exprima ainsi son désarroi en présence des officiers de la colonie : "Sa majesté ne sait pas la situation de ce pays qu'il donne à un autre comme on donne un bibelot dont on ne veut plus, (...). En quatre-vingts ans Versailles n'a pas appris la carte de la Louisiane, une carte qui a pourtant été dessinée avec le sang et des tombes. Une île messieurs, que dites vous de cette ignorance ?""
 
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grdetransfLa grande transformation

De nationalité hongroise Karl Polanyi est né le 25 octobre 1886 à Vienne et mort le 23 avril 1964. Economiste de formation, il était également spécialiste d'histoire et d'anthropologie économique.

 L’ouvrage est écrit en 1944 et publié chez Gallimard pour la traduction française.

 Résumé de l’éditeur :

 "La «Grande Transformation», Polanyi le montre, c'est ce qui est arrivé au monde à travers la grande crise économique et politique des années 1930-1945 : la mort du libéralisme économique. Apparu un siècle plus tôt avec la révolution industrielle, ce libéralisme était une puissante innovation du monde occidental, un cas unique dans l'histoire de l'humanité : jusque-là élément secondaire de la vie économique, le marché s'est rendu indépendant des autres fonctions et posé en élément autorégulateur.L'innovation consistait essentiellement dans un mode de pensée. Pour la première fois, on se représentait une sorte particulière de phénomènes sociaux, les phénomènes économiques, comme séparés et constituant à eux seuls un système distinct auquel tout le reste du social – à commencer par la terre, le travail et l'argent – devait être soumis. On avait désocialisé l'économie ; la grande crise des années trente imposa au monde une resocialisation de l'économie. Cette analyse du marché comme institution non naturelle suscite désormais un véritable regain d'intérêt dans un monde globalisé où le néolibéralisme est à son tour entré dans une crise dont on attend qu'il en résulte une nouvelle «grande transformation»."

Deux idées principales sont à retenir de cette ouvrage :

D’abord l’économie de marché n’est pas une donnée de la nature humaine. C’est une construction historiquement datée, obéissant à ses propres lois, qui s’est exonérée des règles des cultures humaines.

Ensuite, les interventions de l’Etat, contrairement aux économistes libéraux qui n’y voient que des entraves dommageables à un marché libre et parfait, s’auto-régulant de lui-même, apparaissent comme des réactions nécessaires et instinctives face aux nuisances du marché.

Karl Polanyi fait la démonstration que l’économie n’est pas nécessairement marchande et quelle a pu être régie par d’autres principes et des institutions différentes.

Un premier principe est celui de la réciprocité basé sur le modèle institutionnel de la symétrie. Les biens s’échangent par la voie du don et contre-don et participent à la création du lien social. "Ce qui est donné aujourd’hui, sera compensé par ce qui sera rendu demain".

Autre, principe, la redistribution mis en place dans l’institution de la centralité. Toute la production est remise à une autorité centrale qui a la responsabilité de la répartir (chef, aristocratie dirigeante, appareil d’Etat etc…) tant au niveau individuel que collectif (à notre époque rentrerait dans cette catégorie notre système de protection sociale tel que sortie des cartons du Conseil National de la Résistance en 1945). Ce modèle implique une division du travail mais sans idée de profit personnel.

Polanyi distingue également le principe de l'administration domestique dans un modèle d'autarcie. Ce modèle ne peut exister qu’à partir de la mise place d’une l’agriculture développere. Ici encore le mobile du gain est absent de cette forme d’organisation économique.

Jusqu’à la fin du Moyen Âge en Europe, tous les systèmes économiques étaient organisés selon un de ces principes ou une combinaison des trois. La production et la distribution étaient assurées par des mobiles autres que celui du gain. L'échange marchand, était bien connu et pouvait coexister avec ces principes mais était toujours subordonné à ceux-ci.

C’est le principe du troc (paiement en nature et échange) qui prend forme dans le modèle du marché. Les biens s’échangent selon leur valeur matérielle ou leur prix déterminés par l'offre et la demande. Dans ce cas c’est bien le profit personnel qui est le mobile de la production et de la distribution.

Le principe du troc peut coexister dans une société où d’autres principes prédominent, par contre ce n’est pas le cas si le modèle du marché devient prédominant sur les autres. Si le marché domine le système économique, il court-circuite les autres modèles et gère la société comme un auxiliaire du marché. 

Toute la démonstration de Polanyi tend à montrer que le système de marché généralisé n’est pas une norme naturelle des échanges, mais plutôt une exception historique.

Dans toutes les sociétés humaines à l'exception de la société marchande, les phénomènes économiques sont insérés dans les autres institutions sociales. L'économie est pensée et gérée en tant qu'auxiliaire de la société, Karl Polanyi dit qu’elle est "encastrée" dans les relations sociales ; alors que dans la société de marché c'est le contraire : la société est considérée à l'aune du marché, l'économie est "désencastrée" des relations sociales.

Quand ce modèle, d’un système de marchés auto-régulées, se généralise, il transforme tout en marchandises et «ce n’est plus l’économie qui est encastrée dans la société, mais la société qui se retrouve encastrée dans sa propre économie". Polanyi parle alors de « société de marché ».

Pour Polanyi, le modèle économique du marché a été à son apogée entre 1830 et 1930. Les ravages sociaux dont il a été responsable ont enclenché de tels contre-mouvements que ce modèle s’est effondré et a entraîné avec lui la stabilité internationale. Il en a résulté deux guerres mondiales au xxe siècle. Le fascisme et le communisme auraient été des mouvements de ré-encastrement de l’économique dans le social et le politique.

La social-démocratie a été une tentative de réponse et aussi un moment de résistance à ce marché tout puisant qui anéantit l’homme.

« Notre thèse est que l’idée du marché s’ajustant lui-même était purement utopique. Une telle institution ne pouvait exister de façon suivie sans anéantir la substance humaine et naturelle de la société, sans détruire l’homme et sans transformer son milieu en un désert. »

De tout temps l’économique n’était qu’un élément du politique. Avec l’émergence de la philosophie libéral, l’économique va non seulement se libérer du politique et va tout soumettre à sa loi.

Pourtant après une période d’après guerre qui avait sienne les théories Keynésiennes et mis en place des politiques de régulations de l’économie, on ne peut que constater la résurgence de l’économie de marché et des théories ultra-libérales dans un ensemble social-démocrate avec toute une série de mesure tendant à la dérégulation de l’économie.

Comment résister à cette reconquête? L’oeuvre de Polanyi, en nous donnant une vision historique sur un temps long, nous éclaire en nous donnant des pistes de réflexion et surtout nous ouvre des perspectives pour l’avenir. 

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penseeegareeLa pensée égarée

Auteure : Alexandra Laigniel-Lavastine - essai paru en 2015 chez Grasset

Résumé de l'éditeur :

"Pour comprendre le trouble ("l'égarement") de notre début de siècle, il serait vain d'en revenir au vieux clivage droite/gauche - car tout indique que ces deux catégories sont désormais obsolètes. Par-delà ce fait, il y a plus grave : l'occident avait cru que les valeurs nées du siècle des Lumières étaient à jamais un acquis de notre civilisation - alors que, devant la résurgence des obscurantismes, nous nous avisons qu'il n'en est rien. 
Résultat : nos "Lumières" se retrouvent face à des idéologies régressives dont l'islamisme radical est le plus terrible exemple. Que s'est-il passé ? Pourquoi l'occident s'est-il endormi tandis que l'histoire enfantait un monstre ? Et qui, en occident, s'est fait le complice de cet enfantement ? C'est ce que cet essai entend explorer. Sur le fond, Alexandra Laignel-Lavastine pense que certaines élites de notre civilisation humaniste et universaliste ont eu du mal à admettre que le Mal - la barbarie, la haine, le refus de l'autre - puisse parfois provenir de ce qu'elles croyaient être le "camp du Bien", celui des damnés de la terre, des exclus, des victimes. 
A cet égard, le conflit du Proche-Orient est une matrice féconde de malentendus puisque la "victime" (disons, pour être clair, les plus radicaux des Palestiniens) se trouve être celle-là même qui, par glissements discrets, revendique le "choc de civilisations" dont nous constatons chaque jour les conséquences dramatiques. Ce livre, écrit avant le traumatisme des événements récents, en fait singulièrement la généalogie : comment en est-on arrivé là ? Par quel chemin de capitulation ? Alexandra Laignel-Lavastine - qui ne dissimule jamais son engagement intransigeant contre toute forme de racisme et d'antisémitisme - traverse l'histoire récente, ainsi que notre actualité tragique, tout en se référant aux grands systèmes philosophiques qui ont "fait" notre culture." 

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pretmourirPourquoi serions nous encore prêts à mourir?

 

Auteure : Alexandra Laigniel-Lavastine - essai paru en 2017 aux Editions du Cerf

Résumé de l'éditeur :

"Une guerre se gagne d'abord dans les esprits. Mais au nom de quel héritage et pour quels idéaux les Européens seraient-ils encore prêts à se battre ? Cette question est la seule qui vaille. Surtout face à un adversaire qui possède, lui, de la transcendance hideuse et mortifère à revendre. Dès 2002, avec une cruelle ironie, Philippe Muray invitait les djihadistes à « craindre le courroux de l'homme en bermuda ». 
Il annonçait la suite en ces termes : nous serons les plus forts car nous sommes les plus morts. Souhaitons-nous lui donner raison ? Ou au contraire nous arracher au somnambulisme, au déni et à la lâcheté dans lesquels nous nous complaisons depuis « Charlie » ? Après le succès de La Pensée égarée. Islamisme, populisme, antisémitisme : essai sur les penchants suicidaires de l'Europe, salué comme un livre « prophétique » à « l'écriture étincelante », la philosophe Alexandra Laignel-Lavastine signe ici un manifeste choc et courageux."

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lebioLe bio, au risque de se perdre

 Auteur : Frédéric Denhez, publié en 2018 chez Buchet-Chastel

Résumé de l'éditeur :

"Le bio, c'est bien, c'est moderne, c'est l'élixir qui change tout en vert, garant du goût et d'une bonne santé. Mais est-il équitable, durable, responsable ? Est-il solidaire, collaboratif ? Profite-t-il aux agriculteurs qui le produisent ? Respecte-t-il le sol, la biodiversité ? Pas forcément, et c'est là que le bât blesse ! Aujourd'hui, le bio s'est imposé et ne cesse de se développer, malgré des prix plus élevés qu'en conventionnel. 
Cela dit, quand il s'industrialise, quand il vient d'ailleurs pour satisfaire la demande croissante, reste-t-il fidèle à lui-même ? Pas sûr. Le bio, ce n'est pas la carotte bio vendue sous film alimentaire par peur des contaminations ; ni l'aubergine bio d'Espagne qui pousse sous serre en hiver, cueillie par des Marocains surexploités ; ni la pomme de terre bio d'Ukraine cultivée dans des champs qui s'étendent à perte de vue... 
Car, au-delà du simple label, le bio doit aussi porter des valeurs et une éthique. Une dignité. Un humanisme. Au final, le bio est ce que nous en ferons. Un simple label rassurant ou un idéal fédérateur. Attention, danger..."

L'auteur nous propose dans un premier temps une courte histoire de l'agriculture, c'est à dire tout compte fait une histoire de l'humanité puisqu'à un passé récent à l'échelle du temps les sociétés étaient essentiellement urbaine.

Puis il nous parle des origines du "bio" comme de "l'histoire récente d'un philosophie très ancienne" ainsi que s'intitule le premier chapitre. Il évoque égalemment ce qu'il nomme "les origines troubles du mouvement bio". Au début du XXe siècle la culture bio est une résistance du monde paysan traditionnel face à l'agriculture mécanisé qui se dessinait. Il écrit : "La Bio philosophique telle qu'on la connait aujourd'hui est née d'un mouvement dsiparate crée au cours du XIXe [...] Le monde paysan se sentait menacé par le développement de la société urbaine, industrielle et ouvriériste."

"[...] le paysan [...] se sentait humilé par la société. Pour le bourgeois, l'ouvrier, le commerçant des villes et l'intellectuel, l'agriculteur était un être stupide âpre au gain et anamphabète[...]"

"Le monde paysan s'est dressé contre méphitique des villes et des premier sacs d'engrais qui menaçaient d'abolir le règne du tas de [...] mais aussi contre la république et son progrès qui [...] boulversait les paysages et les âmes. Ce monde là a cherché à défendre les traditions, le mode de vie habituel, les rythmes naturels et la morale chrétienne. La rrésistance paysanne [...] a lentement grossi en un courant conservateur, réactionnaire, antirépublicain et antiscientifique [...]

Bref ce mécontentement a été récupéré dans l'entre-deux-guerres par l'extrème droite pour tomber comme nous dit l'auteur "dans le képi du Maréchal Pétain".

Puis il nous parle de la culture labélissé bio aujourd'hui et pas forcement meilleuer à son sens que les produits d'un agriculture raisonné. 

Un auteur qui défend l'esprit du bio mais qui ne s'autoproclame pas comme faisant partie du camp du bien. 

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