Changer d'espace

Maison1Accueil

Air du temps

Voyages

logomutimodevie1210x310 

Espace : Mode de vie

Choix d'un titre ou d'un auteur : Cliquez sur une image pour lire les commentaires. 

Vous ne trouverez pas ici de critiques littéraires au sens strict du terme mais tout simplement la présentation d'ouvrages ou d'auteurs pour vous les faire découvrir, si vous ne les connaissez déjà ou vous donner l'envie de les lire, si ce n'est déjà fait.

Cliquez sur une image pour les découvrir.

 

markaris

 puktu

 Ferrey

 

               
Liqudation à la grecque  Pukhtu 1 & 2  Zulu / Mapuche / Condor                

 

 

 

Ferrey Zulu / Mapuche / Condor

Auteur : Caryl Ferey

Publiés en 2008 - 2012 - 2016 aux éditions Gallimard - disponibles en Folio policier

 Les résumés de l'éditeur :

Zulu : "Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l'Inkatha, en guerre contre l'ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu'elles lui ont fait... Aujourd'hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l'Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d'Afrique, bat tous les records. Les choses s'enveniment lorsqu'on retrouve la fille d'un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l'agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds... Si l'apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre de la réconciliation nationale…"

Mapuche : "Rubén, fils du célèbre poète Calderon assassiné dans les geôles de la dictature argentine, est un rescapé de l'enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla. Quand sa route croise celle de Jana, une jeune sculptrice Mapuche qui lui demande d'enquêter sur le meurtre de son amie Luz, la douleur et la colère les réunissent. Mais en Argentine, hier comme aujourd'hui, il n'est jamais bon de poser trop de questions, les bourreaux et la mort rôdent toujours…"

Condor : "Dans le quartier brûlant de La Victoria, à Santiago, quatre cadavres d'adolescents sont retrouvés au cours de la même semaine. Face à l'indifférence des pouvoirs publics, Gabriela, jeune vidéaste Mapuche habitée par sa destinée chamanique et les souffrances de son peuple, s'empare de l'affaire. Avec l'aide de son ami Stefano, militant rentré au Chili après plusieurs décennies d'exil, et de l'avocat Esteban Roz-Tagle, dandy abonné aux causes perdues qui convertit sa fortune familiale en litres de pisco sour, elle tente de percer le mystère. Dans un pays encore gangrené par l'héritage politique et économique de Pinochet, où les puissances de l'argent règnent en toute impunité, l'enquête dérange, les plaies se rouvrent, l'amour devient mystique et les cadavres s’accumulent..."

 

 Commentaires :

Avec Caryl Ferey, on se perd un peu entre une multitude de personnages et des rebondissements à chaque pages. Raison de plus pour le lire. Et puis ça tombe bien, j’adore me perdre. Bref, il faut lire Ferey pour son sens de l’intrigue. On peut lui reprocher des scènes qui tournent parfois un peu au western. Ces héros apparaissent par moment comme jouant un peu trop au superman dans des situations d'où ils se sortent par miracle. 

Mais il a le don d’insérer l’histoire fictive de ses personnages dans la grande histoire, celle avec un grand H, comme l’on dit. Et il nous rappelle justement qu’il ne faut pas oublier que cette grande histoire est faite de destins individuels, d’histoires cruelles, de vies brisées, d’amour, de haine, de passion, d’idéalisme et d’égoïsme, d’actes héroïques et de saloperies. Encore une fois, il faut lire Ferey, c’est passionnant quand il nous entraine dans un labyrinthe d’intrigues romancées qui finissent toujours par remonter à la surface de notre réalité.

 

Voici un extrait tiré de Zulu : "Krugë étouffait l’affaire pour des raisons qui lui échappaient, ou plutôt qui le dépassaient. Mais Brian n’étai pas dupe. Face à la concurrence des marchés mondiaux, les Etats souverains ne pouvaient quasiment rien faire pour endiguer les pressions de la finance et du commerce globalisé, sous peine de s’aliéner  les investisseurs et menacer leur PNB : le rôle des Etats se cantonnait aujourd’hui à maintenir l’ordre et la sécurité au miieu du nouveau désordre mondial dirigé par des forces centrifuges, extraterritoriales, fuyantes, insaisissables. Plus personne ne croyait raisonnablement au progrès : le monde était devenu incertain, précaire, mais la plupart des décideurs s’accordaient à profiter du pillage opéré par les flibustiers de ce système fantôme en attendant la fin de la catastrophe. Les exclus étaient repoussés vers les périphéries des mégalopoles réservées aux gagnants d’un jeu anthropophage où télévision, sport, pipolisation du vide canalisaient les frustrations individuelles, à défaut de perspectives collectives."

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir