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Vous ne trouverez pas ici de critiques littéraires au sens strict du terme mais tout simplement la présentation d'ouvrages ou d'auteurs pour vous les faire découvrir, si vous ne les connaissez déjà ou vous donner l'envie de les lire, si ce n'est déjà fait.

 LeTango Salas    Sambaestsamba                

 

  

 

LeTango Salas

Le tango

Auteur : Horacio Salas

Editeur : Actes sud   (édition original 1986)

Né en 1938 à Buenos Aires, Horacio Salas est l'un des poètes latino-américains les plus renommés. C'est en essayiste, en historien et en conteur qu'il construit ici une histoire du tango à laquelle il a su donner la dimension d'un véritable révélateur des mentalités argentines.

Extraits :

"Les millions d'immigrés qui, en moins de cent ans, se sont précipités sur ce pays n'ont pas seulement enfanté deux caractéristiques du nouvel argentin, le ressentiment et la tristesse : ils ont aussi préparé l'avènement du phénomène le plus original du Rio de la Plata : le tango."

"En un siècle, le tango, né dans des réduits marginaux et douteux, est devenu le symbole du pays qui lui a donné le jour. Il est le reflet d'une société qui s'est structuré, comme le remarque Ernesto Sabato, à partir d'éléments hybrides. La musique portègne est née du croisement de rythmes créoles et de rythmes étrangers. L'Argentin est né du métissage entre créoles, Italiens, Espagnols et juifs, et le tango est son reflet. Les crises, les régressions, les enthousiasmes et les défaites du tango sont ceux-là mêmes que son pays a connus et soufferts."

"En réalité, elle ne s'était aperçue de rien. Peut-être savait-elle que dans les faubourgs, la populace se divertissait avec une danse qui, disait-on, avait des racines noires et andalouses, et ressemblait vaguement aux habaneras ramenées des Caraîbes et aux milongas qu'on entendaient encore çà et là autour d'un feu lorsque les chefs de famille se rendaient sur leurs terres et cotoyaient les péons. Mais elle n'y attacha pas d'importance. Cette musique-là n'était pas la sienne. Et lorsque ce produit hybride, né dans les bas fonds, s'approcha dangeureusement d'elle, elle le repoussa. La classe dirigeante, conservatrice, héritière de la sévère morale espagnole et pénétrée du puritanisme victorien qui s'était étendu un peu partout en même temps que l'Empire britannique, ne pouvait voir d'un bon oeil cette danse aux relents de lupanar."

"Comment imaginer, en effet, que le raz de marée migratoire boulverserait à ce point les normes sociales de cette Argentine utopique? Et qui aurait pu deviner que les gauchos fuieraient leur campagne et, en s'installant en bordure des villes, donneraient naissance à une nouvelle couche sociale, urbaine et déclassée. Nul, en tout cas, ne pouvait prévoir que le mélange immigrant-faubourien ferait éclater les limites aseptiques du projet libéral."

"On ne sera donc pas étonné d'apprendre que les premiers à lancer de violentes diatribes contre le tango furent les Argentins eux-mêmes, dans leur volonté de lui ôter toute trancendance comme phénomène national. Carlos Ibarguen, (...) que l'on considérait comme un idéologue du nationalisme de droite, en arriva à nier tout caractère argentin au tango, le déclarant "un produit bâtard qui n'a ni le parfum sauvage ni le charme naturel de la terre, et possède l'allure sensuelle du faubourg (...). Le tango, ajoutait-il, n'est pas réellement argentin ; c'est un phénomène de faubourg, hybride, métissé, un mélange de habanera tropicale et de milonga frelatée." De là à en déduire que le faubourg n'était pas l'Argentin et que le métissage discréditait l'identité nationale, il n'y avait qu'un pas que franchissaient aisément les familles du grand monde qui préféraient ne pas entendre parler de métissage et considéraient que toute promiscuité avec les immigrés pouvait mettre leur domination en danger."

Pour en savoir plus lisez ce livre et consultez en cliquant sur l'icone cet excellent site qui nous parle du tango biensur mais par la même de l'histoire d'un pays et qui nous invite au voyage dans le temps et l'espace : Site HistTango

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SambaestsambaDepuis que la samba est samba

Auteur : Paulo Lins

Première publication : 2012

Folio

Paulo Lins est l'auteur du livre "La cité de Dieu" du nom d'une favela de Rio de Janeiro, porté au cinéma en 2002.

En s’appuyant sur des personnages de fiction, voyous, proxénetes ou prostitués... (Brancura, Sodré, Valdirène, ou Tante Amélia et Tante Almeida) mais aussi sur la vie d’Ismael Silva, compositeur de talent et l’un des créateurs de cette nouvelle musique, Paulo Lins nous décrit la société brésilienne des années 1920, violente et inégalitaire qui Femme sambava accoucher d'un genre musical populaire devenu quasiment le symbole du Brésil moderne.

"Rio de Janeiro, années 1920. Dans les ruelles et les bars de l’Estácio se croisent malfrats, immigrés et prostituées. C’est là aussi que s’encanaille la bohème de l’époque, ses poètes, ses musiciens et ses fils de bonne famille déchus. De ce creuset naîtra le plus brésilien des genres musicaux : la samba.
Ismael Silva sera l’un des artisans de cette révolution culturelle. Son ami Brancura, proxénète le plus redouté du quartier, rêve lui aussi d’écrire des sambas. Mais sa rivalité avec Sodré, un fils d’immigrés portugais qui a réussi, l’empêche de se consacrer entièrement à l’art. Les deux hommes aiment la même femme, Valdirène, la plus belle et la plus disputée des prostituées de l’Estácio... 
Paulo Lins nous embarque dans une grande fresque au rythme syncopé, un récit historique, sensuel, spirituel et musical. Depuis que la samba est samba est un voyage au cœur d’une ville, au cœur d’une culture."

En lisant ce livre, on ne peut s'empêcher d'entendre une musique en toile de fond.

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