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CarteBolivie01Le Cerro Rico : la montagne riche. Voilà une histoire qui commence en 1545 et qui va durer plus de deux siècles. Durant cette période l'Europe reçue 35 000 tonnes de minerai d'argent. Rapidement le stock des métaux précieux sera multiplié par huit.

Ce minerai servit presque essentiellement à la fabrication de pièces de monnaie. Cette apport sans précédent de monnaie permit le développement des transactions commerciales, créant là, le début d'une mondialisation de l'économie qui contribua pour partie à l'essor des nations européennes. Ce minerai provenait du continent américain et pour la quasi totalité d'une colline située en Bolivie à côté de la ville de Potosi : le Cerro Rico.

Construite à 4 170 mètres d'altitude dans les Andes boliviennnes, Potosi est considérée comme la ville la plus haute du monde. Le Cerro Rico lui culmine à 4 782 mètres au dessus du niveau de la mer.

A partir de la découverte de la mine, ce petit village pré-hispanique, s'enrichit rapidement. Potosi attira tellement de monde qu'elle fût un temps la plus grande ville du continent américain après Mexico. Avec cent soixante mille habitants vers 1 650, elle avait une taille équivalente à Londres ou Paris à la même époque. Eduardo Galeano en parle ainsi dans "Les veines ouvertes de l'Amérique latine" (Terre humaine-Pocket - p 59) : "Une société riche et déréglée jaillit à Potosi en même temps que l'argent. (...) Au début du XVIIe siècle, la ville comptait déjà trente-six églises magnifiquement décorées, trente-six maisons de jeu CerroRico18et quatorze écoles de danse." Mais après 1800 l'argent se fait rare et la mine devient mois rentable. La ville entame alors un lent déclin économique. A l'époque le minerai était extrait par le travail forcé des populations andines soumises par la conquête. Les conditions de travail étaient si rudes que les 4/5 des mineurs mourraient durant la première année de travail. Durant trois siècles, c'est huit millions d'individus qui y laisseront leur vie. Aujourd'hui, si le filon est largement épuisé, il est toujours exploité dans des conditions moins dures mais qui restent périlleuses.

Dans un ouvrage paru en 1988 et intitulé "Ce que nous devons aux indiens d'Amérique", le sociologue Jack Weatherford écrit "Le Cerro Rico reste aujourd'hui le premier et probablement le plus important monument au capitalisme, à la révolution industrielle qui s'ensuivit et à la croissance des villes que ce système a permis. Potosi fût la première ville du capitalisme, parce qu'elle en fournit le premier ingrédient : l'argent. Potosi produisit la masse monétaire qui changea irrévocablement la nature de l'économie mondiale."

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cliquez sur la vignette de gauche (A l'intérieur de la mine) pour accèder à la chanson "A los mineros de Bolivia" - interprètée par Leon Gieco

 Un documentaire pour en savoir plus

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Pour visionner le documentaire : "la mina del diablo" (la mine du diable) cliquez sur la vignette ci-dessus.

Cerro Rico & la mine