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Voyages

Air du temps

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Repaires... repères.  -   Ecrits et cris

Entre création et thérapie. Récit d'une mélancolie ordinaire. Sentiments équivoques. Clair-obscur du passé. Futur conditionnel.

Propos d'un soir
Un cri silencieux

Digressions brésiliennes

Digressions brésiliennes

Sentiments taciturnes,

Mélancolie ancienne,

Dans des vapeurs nocturnes.

_____________________________

Assis au bord du fleuve

Respirant ses effluves

Dont mon esprit s’abreuve

D'une étonnante étuve.

La nuit vient me bercer

D’un souffle de déviance.

Je me laisse porter

Quittant mes apparences.

Je me fonds dans ce rien

Laissant ce que je fuis, 

Dans l’ombre, redeviens

Ma foi, ce que je suis.

N’aurais du cessé d’être,

Un refrain, une image

Evanouie, sans paraitre

Qui est là de passage.

Du ventre de ma mère,

J’ai fuis, je vous l’avoue.

Je suis venu sur terre

Sans avoir rendez-vous.

Je suis toujours ailleurs,

C’est là que je réside

Dans l’angoisse, la peur,

Le tourment et le vide.

J’ai quitté le rivage 

En effaçant mes traces ;

Un éternel voyage

Dans le temps, dans l’espace.

_____________________________

Secrète et mystérieuse,

Innocente, effrayante, 

Paisible ou dangereuse

La nuit est attirante.

Elle est la galaxie

D’espérances déçues,

Berce nos insomnies

De nos amours déchus.

Toujours elle illumine

Avec obstination

L’étrange pantomine

De nos désillusions.

L’obscurité enivre,

Anesthésie les sens,

Guérit du mal de vivre,

Me ramène à l’enfance.

Mes fantômes apparaissent 

Sans y être invités

Convoquant la détresse

D’un coeur ensanglantée.

La nuit c'est le royaume 

Du crime et du désir. 

On y chante le psaume 

Du meilleur et du pire.

C’est le temps du complot 

Et celui des complaintes 

Quand s’allume le brulot

Quand gémissent les plaintes.

Le brouillard de l’alcool 

Rend la nuit lumineuse,

Libèrant la parole

Rebelle et séditieuse.

Et la nuit nous délie

De nos vains préjugés

Pour coucher dans le lit

Des pensées répudiées,

Abolie la censure

De phrases convenues

Pour prendre les allures 

De discours vrais et nus.

Cesse la comédie

Des amours hypocrites, 

Trahisons et non-dits

Ou le malheur m’invite.

Dans mes pensées intimes

J’ai côtoyé l’infâme

La condition infime

De l’homme et de la femme.

Et la nuit me dévoile, 

Un étonnant secret, 

Ecrit dans les étoiles

Qui dit ce que tu es :

Le poison et le miel,

Le remède et le mal,

Le sucré et le fiel,

Caressante et brutale.

Et les pas qui m’entrainent

Dans ma fuite et ma ronde

Vers tes yeux me ramènent

Puisque la terre est ronde.

___________________________

J’ai fait mon univers

D’un  récit  inventé.

C'est de l’imaginaire

Qu'éclot la vérité.

Fusion de l’irréel

Et d’un monde sensible,

Les songes nous révèlent

Un présent invisible.

Abstraction du réel,

Utopies, artifices,

Fictions intemporelles,

Vision d’un précipice.

Passé, présent, futur,

Indicible mélange,

Où se joue la capture

De quelques mondes étranges.

Le passé est présent,

Le futur déjà là.

Tout s’échappe du temps,

Le temps n’existe pas

Quand l’univers quantique

Théories, théorèmes,

Déclame le cantique

Des astres et du poème. 

Je ne suis déjà plus

Le monde m’est trop pesant.

Vivre me suffit plus

C’est l’éclair que j’attends.

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Digressions brésiliennes

Et la clarté s’installe,

Et les ombres reviennent.

Moment paradoxal !

La lumière renait

Me dérobe à moi-même.

Aveugle, j’attendrai

Que l’obscurité germe,

Pour saisir le mystère

Des amours avortés

Qui ont vécu l’enfer

Avant de commencer.

Aveugle, j’attendrai

Que la nuit me dévoile, 

Livre ce que tu es 

Dans l'éclat des étoiles :

Le poison et le miel,

Le remède et le mal,

Le sucré et le fiel,

Caressante et brutale.

Et les pas qui m’entrainent

Dans ma fuite et ma ronde

Vers tes yeux me ramènent

Puisque la terre est ronde.

Jean Pierre Richard

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Laisse entrer la nuit !

Laisse entrer la nuit,

S’allume le désir.

L’obscurité qui luit

Nous couvre de plaisir.

Ainsi tu t’es ouverte,

Indicible indécence,

Sublime découverte

De nos âmes et nos sens.

Voilà l’instant magique

Dont l’extase raffole,

Suit le moment tragique

Où l’ivresse s’envole.

On ne peut retenir

Les instants qui trépassent.

Le roman va flétrir,

Le futur est impasse.

Nous croyons à nos songes.

Le mystère les transportent.

Nos rêves sont mensonges

Et l’aube les emportent.

Tu es belle et rebelle,

Tu as hanté mes rêves.

Immortelle et mortelle,

C’est là que tout s’achève .

Ivresse et puis jeunesse,

Innocence, insouciance,

Viens le temps où tout cesse,

S’achève l’espérance.

Et le temps nous entraine

Comme un torrent qui roule

Et nous joue sa rengaine

Et la vie se déroule.

Jean Pierre RichardRetourhautpage

Oraison païenne

Oraison païenne.

 

Baigné de ta chaleur, 

Je respire l’ivresse

Au coeur de ta moiteur

Inondée de promesses.

Au coeur des effusions

Quand se tresse l’étreinte

De nos corps en fusion

Quand s’envolent les plaintes.

Le plaisir est souffrance,

L’amour sans retenu,

Coloré d’indécence

D’un désir mis à nu.

L’insatiable esclavage

D’émotions sensuelles,

Enflammées et sauvages 

Et tendrement cruel,

Répudie la pudeur

Que la passion ravage, 

De nos sens en fureur.

Incroyable voyage !

Vers ta bouche échancrée

Mon ardeur se ressource,

Rôde vers la contrée

Où ruisselle ta source.

Où se lève la houle, 

Où se répand la sève,

Où la fièvre s’écoule.

Là où naissent mes rêves.

 

Ta peau, saveur du sel

Que la vague dépose,

Immuable rituel, 

Sur ta plage où éclosent,

De tendres perversions.

Parfums intemporels.

Suspectes sensations.

Un chant universel.

La païenne oraison

De nos brulants soupirs

N’a pas d’autre raison :

Inviter au plaisir.

 

Dans ta prison humide,

Protégée par des ronces,

Je suis au bord du vide

Quand ma folie renonce.

Mon bateau fait naufrage

Dans un flot onctueux

Quand se tourne la page 

Du livre langoureux.

Que je lis et relis

Que je relis sans cesse

Dans le creux de ton lit.

Ma foi ! Je le confesse.

Jean Pierre Richard.Retourhautpage

Propos d'un soir

Propos d'un soir.

La nuit, la fatigue, l’alcool embrumaient mon esprit. En entrant, dans ce bar, loin de tout où le hasard et la mélancolie, m’avaient amené, je l’avais tout de suite aperçu au milieu de la salle, près d’un billard. Il ne jouait pas, il semblait ailleurs, isolé, esseulé au milieu des autres. Il paraissait regarder sans voir. Délaissant l’attroupement, il vint s’accouder au comptoir à mes cotés. Il a tendu son verre au barman, lui faisant signe de le remplir. Lentement, Il s’est tourné. Me dévisageant, il a dit : «vous buvez quelque chose». J’ai répondu machinalement : «comme vous». Il a fait signe de me servir. Et puis, me prenant à témoin, surmontant le cacophonie des conversations, il me tint ce discours.

Il me dit que la vie,

Du berceau au trépas,

Est une maladie

Dont on ne guérit pas.

Survie au jour le jour. 

Avenir égaré.

Un tragique séjour.

Une mort différée.

Et puis levant son verre

Comme un divin calice,

Il prit un air sévère

Comme un prêtre à l’office.

Ainsi, il s’est livré,

Versant sur le comptoir,

Propos désespérés, 

Mélancolie d’un soir.

Des propos équivoques,

Destinés à lui même,

Un intime colloque

A l’angoisse pour thème.

Recherchant dans l’alcool

Une aimable complice.

Etrange protocole,

Cachant ses cicatrices.

C’est alors qu’il s’est tu, 

Imposant le silence,

Par la seule vertu

De sa seule présence.

Il regardait ailleurs

Sondant sa solitude,

Méprisant notre peur,

Nos pales certitudes.

Il n’était plus d’ici.

Il n’était qu’une plaie.

Il n’était plus qu’un cri,

Une voix qui déplait.

 

Alors, devant un public interloqué, comme si l’endroit était vide, surmontant la musique, ne parlant pour personne, s’épanchant pour lui-même, il continua : 

Parfois, je l’ai perdu 

Pour un oui, pour un autre,

Pour un temps corrompu, 

Le sien, le mien, le notre.

Dans son esprit, l’espace

D’ou sa pensée émerge,

Lui réserve une place.

Le souvenir l’héberge.

Je n’avais pas perçus

Ce qui chantait en elle

Ni n'avait reconnu

L’obstinée ritournelle.

Et la vie est passée

En creusant une trace

Dans mon coeur déchiré

Sans que le temps l’efface.

J’ai cru que la distance

Résoudrait la douleur,

Dissoudrait la souffrance,

En vain j’en ai bien peur.

J’ai cru que loin des yeux

Cesseraient mes tourments

Que s’éteindrait le feu,

Mais tout est comme avant.

L’inlassable manège

De sentiments confus

Partout me fait cortège

Dans des doutes diffus.        

Perpétuel musique, 

Déroulant ses arpèges

Sur un accord unique

D’un douloureux solfège.

 

Et puis, il fit silence comme un acteur ménageant ses effets. La pénombre, la fumée, nous enveloppaient, imbibées d’alcool, douce accoucheuse des sentiments enfouies. Le regard perdu à des années lumière, dans un espace où lui seul accédait, il poursuivit :

Ce n’est pas là l’affaire,

Je ne comprenais pas.

Les choses m’étaient mystère

Depuis longtemps déjà.

Voyage silencieux !

Déluge de pensées !

Visions au creux des cieux 

De rêves insensés !

Des rêves de révolte,

Au sortir de l’enfance,

Dont j’ai fait la récolte

Engrangeant les offenses.

On m’a montré du doigt

Pour ma libre pensance,

Rêver sans foi ni loi,

Ne pas faire pénitence.

Car être ou ne pas être ?

Là n’est pas la question.

Etre sans Dieu ni maitre !

Divine insurrection !

J’ai vécu loin des hommes

Pour mon indépendance,

Payant le crime, en somme

De refuser la danse.

Ma colère m'entraine

A répudier le monde.

Je rejette ses chaines

D’une ardeur vagabonde.

A moi seul une émeute,

Détaché, solitaire,

Fuyant loin de la meute,

J’étais fait pour me taire.

Mais il a bien fallu

Crier pour exister.

Je n’aurais jamais cru

A cette extrémité. 

Oui ! c’était nécéssaire

D’écrire, pour survivre,

Ce qui me désespèrent,

Et les mots qui délivrent.

Je n’avais pas le choix

Sinon de disparaitre.

C’est le sort qui m’échoit

Mourir ou bien paraitre

Quand sonne l’hallali, 

Quand le cerveau explose,

Propose la folie,

Comme métamorphose. 

Situations critiques 

De moments délétères.

Tourments épileptiques !

Sensations terre à terre !

 

Enfin, il a cessé. Me faisant face, comme possédé, plongeant son regard dans le mien. Là, j’ai… vu…

Lu dans ses yeux hagards

La tragédie du monde,

Dans un glaçant regard,

Une douleur profonde.

Il subissait son sort

Mais avec élégance,

En méprisant la mort

D’un souffle d’insolence.

 

Et puis, il s’est tu et s’en est allé. Comme cela. Sans rien dire. Il m’a quitté comme il m’avait abordé. Je n’ai jamais su son nom ni qui il était ni d’où il venait, où il allait. D’ailleurs peu importe. J’avais partagé un moment de vérité. Vécu une amitié éphémère. Mais ce sont celles-là les plus fortes, en tout cas les plus sincères.

Je me souviens d'une ombre partie vers ses ténèbres. Un fantôme évanouit dans la glace du comptoir. Lui parti, il n’est resté que mon reflet.

Jean Pierre Richard.Retourhautpage

Les mots éclosent...

Les mots éclosent.

La douleur force la parole.

Les mots éclosent puis s’envolent.

On ne contient pas ses émois.

Souffrir est-ce parler de soi,

S’épancher jusqu’à l’indécence

Ou faut-il souffrir en silence ?

Se taire et endurer en vain ?

Ecrire et se sauver enfin ?

Faut-il parler, faut-il se taire ?

Est ce vrai que les mots libèrent ?

Que par le verbe l’on guérit ?

Qu’écrire est une thérapie ?

Est-ce vertu ou bien l’enfer ?

J’ai tant à dire alors que faire ? 

Même si j’ai le coeur en cendre,

Mes tourments ne sont pas à vendre.

Jean Pierre RichardRetourhautpage

Que cherchais tu là-bas ?

Que cherchais-tu là bas ?

Un visage, un regard

Sur le quai d’une gare ?

Une larme qui coule

Dans le vent, sur la foule ?

Un air de nostalgie,

Un moment de ta vie ?

La plaie d’une blessure,

Un reste de brulure ?

Des images qui dansent,

Une deuxième chance ?

Un passé qui s’acharne,

Le trouble qui l’incarne ?

Envie de représailles,

Reprendre la bataille ?

Sentir la déception,

Un instant d’émotion ?

Un geste, un réconfort,

Une excuse, un remord ?

Lever l’ombre du doute,

Un espoir pour la route ?

 

Dans tout ça qu’aurais-je été ?

Passant qui disparait

Masqué par les regrets ?

Quelques moments fugacent,

La nostalgie qui passe ?

L’histoire qu’on regrette, 

Un miroir qui reflète

D’un autre le visage ?

L’écume du rivage ?

Un souvenir qui vient

A glisser sur ta main ?

Une ombre dans la nuit,

Une goutte de pluie

Que la brise disperse

A la fin de l’averse ?

Un songe qui s’éteint

Quand s’en vient le matin ?

A peine une aventure.

Une caricature.

De l’amour.

 

Ai-je vraiment existé ?

Je n’aies fait que passer.

Dans ta vie, je suppose.

Je suis bien peu de chose.

Jean Pierre Richard.Retourhautpage

La conspiration de l'été

La conspiration de l’été

 

Et l’été conspirait

A créer l’illusion

D’un bonheur à jamais

Et de tendres effusions.

La mer étincelaient 

Son éclat projetait

Sur la plage, sur la grève

Tes désirs et tes rêves.

Et l’été a dansé,

Le tempo cadencé

D’une folle farandole.

Si ton corps en raffole,

Si tes yeux s’émerveillent,

Aveuglé de soleil, 

La danse sur le sable

Rythmait les pas du diable.

Et l’automne est venu,

Et les amours déçus,

Ont dansé le ballet 

Du chagrin, des regrets,

De la désespérance.

S’arrête la romance.

Tout n’était que fiction,

Un vent de dérision,

De désirs envolés,

Te laissant esseulée. 

Ton espoir passera,

Une autre dansera.

C’est à chacun sa chance.

Ainsi finit la danse.

Les paroles étaient belles

Mais rien n’est éternel.

Elles n’étaient que chimères

Et ton âme s’altère.

Il faut que tu déchantes

Pour une autre qui chante.

C’est la fin du refrain, 

Tu as chanté en vain.

L’air était trahison

Ainsi fane la chanson.

Le destin est cynique,

Il te laisse sans arme.

Tu te croyais unique,

Il te reste tes larmes.

Le flot a entraîné

Tes espoirs submergés,

La neige de l’écume.

Restera l’amertume,

Et puis le gout amère

Que te laisse la mer,

Tes pleurs sur le rivage,

Le destin est sauvage,

Il a brisé ton coeur,

Te laisse la rancoeur,

Une ombre de rancune,

Et puis ton infortune.

Tu n’avais pas pensé

Qu’il faut se protéger

Que le malheur arrive. 

Tu te donnais naïve.

Tu voyais le futur

Sans défense, sans armure.

Le poignard a frappé,

Te laissant sidéré.

Et pourtant tu t’accroches.

Malgré tout les reproches

Jamais n’éffaceront 

Ni l’air ni la chanson.

Il faut prendre la route,

S’achève ta déroute.

C’est la fin de la fête

Et malgré ta défaite 

Toujours, tu espéras,

Sans fin tu chercheras

La plaie d’un souvenir

Pour chérir, pour maudire.

Rien qui ne se délit.     

Dans ta quête d’oubli,

Le temps fut impuissant

A faire passer le temps. 

Fallait que tu reviennes

Et ça quoiqu’il advienne.

Tu étais décidée

Au prix de ta fierté,

Au prix de l’amour-propre,

A supporter l’opprobre.

Même au prix du mensonge,

Il fallait que tu ronges

D’autres attaches, d’autres liens

Car rien ne te retient.

C’est ton tour de mentir,

A toi de faire souffrir,

Peu importe les dégâts

Que tu entraineras,

Celui qui te trouve belle,

Celui que t’ensorcelle,

Qu’importe que l’on t’aime,

Qu’importe le poème,

Qu’importe tes serments,

Adieu les jours aimants.

Tu connus d’autres émois

D’autres amours, d’autres joies.

Tu n’as pas oublié.

Tu te sens toujours lié

Par un rêve échoué.

Lovée sur ce rocher,

Rêvais secrètement

D’un destin différent.

C’est le temps des aveux

Et la mer est en feu

Et ton coeur est en flamme

Ainsi se noue le drame.

Et l’été conspirait

A créer l’illusion

D’un bonheur à jamais

Et vint l’expiation.

Jean Pierre Richard.Retourhautpage

Envoie moi un message !

Envoie moi un message

Par delà les nuages.

Dis moi tous tes secrets,

Dis moi tous tes regrets.

Dis moi cette rupture

Où ton coeur se fracture.

J’ignorais tes émois

Qui t’éloignaient de moi.

Et dans ces retrouvailles,

Montre moi cette entaille

Où tes regrets s’engouffrent.

Dis moi de quoi tu souffres.

L’amour est un mystère

Que la souffrance éclaire.

 

Il fallait, que je sache

Que le voile s’arrache,

Se brise le silence,

Au prix de l’insouciance,

Au prix de mes tourments,

Et de tant d’errements

Où ma raison s’égare

Que l’esprit accapare

Quand s’insinue le doute

En un lent goutte à goutte

Quand la plaie s’alimente

Du poison qui l’enfante.

 

Voilà le temps passé

Et la foudre est tombée.

Dis moi pourquoi tu pleures.

Dis moi de quoi je meurs.

Jean Pierre RichardRetourhautpage

Un cri silencieux

Sentiments équivoques.

Pensées hypothétiques.

Singulier soliloque.

Périples névrotiques.

Dépression abyssale.

Eruption d’étincelles.

Aléa cérébral.

Explosion du réel. 

Histoire d'une errance.

Egarement pervers.

Dérèglement des sens.

Intuition de l’enfer.

Idées obsessionnelles.

Certitudes dissoutent. 

Soupçons intemporelles.

Voyage au coeur du doute.

Conscience marginale.

Exode d’un délire.

Pensées subliminales,

Au bord des souvenirs.

Déraisons excentriques.

Oppressions qui s’accroissent.

Confusions électriques. 

Rencontre de l’angoisse.

Désespoir en cavale.

Cauchemars capricieux.

Tumulte sidéral

Comme un cri silencieux !

Jean Pierre Richard.Retourhautpage

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