Changer d'espace

accueilblanc3Accueil

Voyages

Air du temps

logomutimodevie1210x310

Repaires... repères.  -   Ecrits et cris

Propos d'un soir
  1. Présentation
  2. Digressions brésiliennes
  3. Lorsque brille la nuit
  4. Oraison païenne
  5. Propos d'un soir

Il arrive que la nuit ne finisse pas avec le jour, qu'il n'en soit qu'une parenthèse où se glisse le mal de vivre.

ProposdunsoirYT

Digressions brésiliennes

Sentiments taciturnes

Mélancolie ancienne

Dans des vapeurs nocturnes

————————————-

Assis au bord du fleuve

Respirant ses effluves

Dont mon esprit s’abreuve

De cette morne étuve.

 La nuit vient me bercer

D’un souffle de déviance

Je me laisse porter

Quittant mes apparences

J’abandonne mes liens

De moi-même, je fuis 

Dans l’ombre, redeviens

Ma foi, ce que je suis

N’aurais du cessé d’être,

Un mirage, une image

Evanouie sans paraitre

Qui est là de passage.

Du ventre de ma mère

Je m’affranchis, j’avoue

Je suis venu sur terre

Sans avoir rendez-vous

Je suis toujours ailleurs

C’est là que je réside

Dans les songes, la peur, 

Le tourment et le vide.

J’ai quitté le rivage 

En effaçant mes traces

Un éternel voyage

Dans le temps, dans l’espace.

——————————————-

Secrète et mystérieuse,

Innocente, effrayante, 

Paisible ou dangereuse,

La nuit est attirante

Elle est la galaxie

De nos désirs déçues.

Berce nos insomnies

D’espérances déchus.

Toujours elle illumine

Avec obstination

L’étrange pantomine

De nos désillusions.

L’obscurité enivre,

Anesthésie les sens,

Guérit du mal de vivre,

Me ramène à l’enfance.

Mes fantômes apparaissent 

Sans y être invités

Convoquant la détresse

D’un rêve ensanglantée.

La nuit c'est le royaume 

Du crime et du plaisir. 

On y chante le psaume 

De l’extase et du pire.

C’est le temps du complot 

Et celui des complaintes 

Quand s’allume le brulot

Quand gémissent les plaintes.

Le brouillard de l’alcool 

Rend la nuit lumineuse,

Libèrant la parole

Rebelle et séditieuse.

Et la nuit nous délie

De nos vains préjugés

Pour coucher dans le lit

Des pensées répudiées,

Abolie la censure

De phrases convenues

Pour prendre les allures 

De discours vrais et nus,

Cesse la comédie

Des amours hypocrites 

Trahisons et non-dits

Ou le malheur m’invite.

Dans mes pensées intimes

J’ai côtoyé l’infâme

La condition infime

De l’homme et de la femme.

 Et la nuit me dévoile, 

Un étonnant secret 

Ecris dans les étoiles

Qui dis ce que tu es

Le poison et le miel,

Le remède et le mal,

Le sucré et le fiel,

Caressante et brutale. 

—————————————

J’ai fait mon univers

D’un  récit  inventé

Car dans l’imaginaire

Se tient la vérité.

Fusion de l’irréel

Et d’un monde sensible

La fiction nous révèlent

Un présent invisible.

Abstraction du réel,

Utopies, artifices,

Récits intemporelles,

Vision d’un précipice.

 Passé, présent, futur,

Indicible mélange

Où se joue la capture

De quelques mondes étranges.

Le passé est présent,

Le futur déjà là.

Tout s’échappe du temps

Le temps n’existe pas

Quand l’univers quantique

Théories, théorèmes,

Déclame le cantique

Des astres et du poème.

Je ne suis déjà plus

Le monde m’est trop pesant,

Vivre me suffit plus

C’’est en vain que j’attends

 —————————————

Digressions brésiliennes

Et la clarté s’installe,

Et les ombres reviennent, 

Moment paradoxal.

La lumière renait

Me dérobe à moi-même.

Aveugle, j’attendrai

Que l’obscurité germe

Pour saisir le mystère

Des amours tourmentés

Qui ont vécu l’enfer

A peine commencés.

Aveugle, j’attendrai

Que la nuit me dévoile 

Livre ce que tu es 

Dans l’éclat des étoiles

Le poison et le miel,

Le remède et le mal,

Le sucré et le fiel,

Caressante et brutale.

Et les pas qui m’entrainent

Dans ma fuite et ma ronde

Vers tes yeux me ramènent

Puisque la terre est ronde.

Jean Pierre Richard

Retourhautpage

Lorsque brille la nuit,

S’allume le désir.

L’obscurité qui luit

Nous couvre de plaisir.

Ainsi tu t’es ouverte,

Indicible indécence,

Sublime découverte

De l'esprit et des sens.

Voilà l’instant magique

Dont l’extase raffole,

Suit le moment tragique

Où l’ivresse s’envole.

On ne peut retenir

Les instants qui trépassent.

Le roman va flétrir,

Le futur est impasse.

Nous croyons à nos songes.

Le mystère les portent.

Nos rêves sont mensonges

Et l’aube les emportent.

Tu es belle et rebelle,

Tu as hanté mes rêves.

Immortelle, mortelle,

C’est là que tout s’achève .

Ivresse et puis jeunesse,

Innocence, insouciance,

Viens le temps où tout cesse,

S’achève l’espérance.

Et le temps nous entraine

Comme un torrent qui roule

Et nous joue sa rengaine

Et la vie se déroule.

Jean Pierre RichardRetourhautpage

Oraison païenne.

Baigné de ta chaleur, 

Je respire l’ivresse

Au coeur de ta moiteur

Inondée de promesses.

Au coeur des effusions

Quand se tresse l’étreinte

De nos corps en fusion

Quand s’envolent les plaintes.

Le plaisir est souffrance,

L’amour sans retenu,

Coloré d’indécence

D’un désir mis à nu.

L’insatiable esclavage

D’émotions sensuelles,

Enflammées et sauvages 

Et tendrement cruel,

Répudie la pudeur

Que la passion ravage, 

De nos sens en fureur.

Incroyable voyage !

Vers ta bouche échancrée

Mon ardeur se ressource,

Rôde vers la contrée

Où ruisselle ta source.

Où se lève la houle, 

Où se répand la sève,

Où la fièvre s’écoule.

Là où naissent mes rêves.

 

Ta peau, saveur du sel

Que la vague dépose,

Immuable rituel, 

Sur ta plage où éclosent,

De tendres perversions.

Parfums intemporels.

Suspectes sensations.

Un chant universel.

La païenne oraison

De nos brulants soupirs

N’a pas d’autre raison :

Inviter au plaisir.

 

Dans ta prison humide,

Protégée par des ronces,

Je suis au bord du vide

Quand ma folie renonce.

Mon bateau fait naufrage

Dans un flot onctueux

Quand se tourne la page 

Du livre langoureux.

Que je lis et relis

Que je relis sans cesse

Dans le creux de ton lit.

Ma foi ! Je le confesse.

Jean Pierre Richard.Retourhautpage

Propos d'un soir.

La nuit, la fatigue, l’alcool embrumaient mon esprit. En entrant, dans ce bar, loin de tout où le hasard et la mélancolie, m’avaient amené, je l’avais tout de suite aperçu au milieu de la salle, près d’un billard. Il ne jouait pas, il semblait ailleurs, isolé, esseulé au milieu des autres. Il paraissait regarder sans voir. Délaissant l’attroupement, il vint s’accouder au comptoir à mes cotés. Il a tendu son verre au barman, lui faisant signe de le remplir. Lentement, Il s’est tourné. Me dévisageant, il a dit : «vous buvez quelque chose». J’ai répondu machinalement : «comme vous». Il a fait signe de me servir. Et puis, me prenant à témoin, surmontant le cacophonie des conversations, il me tint ce discours.

Il me dit que la vie,

Du berceau au trépas,

Est une maladie

Dont on ne guérit pas.

Survie au jour le jour. 

Avenir égaré.

Un tragique séjour.

Une mort différée.

Et puis levant son verre

Comme un divin calice,

Il prit un air sévère

Comme un prêtre à l’office.

Ainsi, il s’est livré,

Versant sur le comptoir,

Propos désespérés, 

Mélancolie d’un soir.

Des propos équivoques,

Destinés à lui même,

Un intime colloque

A l’angoisse pour thème.

Recherchant dans l’alcool

Une aimable complice.

Etrange protocole,

Cachant ses cicatrices.

C’est alors qu’il s’est tu, 

Imposant le silence,

Par la seule vertu

De sa seule présence.

Il regardait ailleurs

Sondant sa solitude,

Méprisant notre peur,

Nos pales certitudes.

Il n’était plus d’ici.

Il n’était qu’une plaie.

Il n’était plus qu’un cri,

Une voix qui déplait.

 

Alors, devant un public interloqué, comme si l’endroit était vide, surmontant la musique, ne parlant pour personne, s’épanchant pour lui-même, il continua : 

Parfois, je l’ai perdu 

Pour un oui, pour un autre,

Pour un temps corrompu, 

Le sien, le mien, le notre.

Dans son esprit, l’espace

D’ou sa pensée émerge,

Lui réserve une place.

Le souvenir l’héberge.

Je n’avais pas perçu

Ce qui chantait en elle

Ni n'avait reconnu

L’obstinée ritournelle.

Et la vie est passée

En creusant une trace

Dans mon coeur déchiré

Sans que le temps l’efface.

J’ai cru que la distance

Résoudrait la douleur,

Dissoudrait la souffrance,

En vain j’en ai bien peur.

J’ai cru que loin des yeux

Cesseraient mes tourments

Que s’éteindrait le feu,

Mais tout est comme avant.

L’inlassable manège

De sentiments confus

Partout me fait cortège

Dans des doutes diffus.        

Perpétuel musique, 

Déroulant ses arpèges

Sur un accord unique

D’un douloureux solfège.

 

Et puis, il fit silence comme un acteur ménageant ses effets. La pénombre, la fumée, nous enveloppaient, imbibées d’alcool, douce accoucheuse des sentiments enfouies. Le regard perdu à des années lumière, dans un espace où lui seul accédait, il poursuivit :

Ce n’est pas là l’affaire,

Je ne comprenais pas.

Les choses m’étaient mystère

Depuis longtemps déjà.

Voyage silencieux !

Déluge de pensées !

Visions au creux des cieux 

De rêves insensés !

Des rêves de révolte,

Au sortir de l’enfance,

Dont j’ai fait la récolte

Engrangeant les offenses.

On m’a montré du doigt

Pour ma libre pensance,

Rêver sans foi ni loi,

Ne pas faire pénitence.

Car être ou ne pas être ?

Là n’est pas la question.

Etre sans Dieu ni maitre !

Divine insurrection !

J’ai vécu loin des hommes

Pour mon indépendance,

Payant le crime, en somme

De refuser la danse.

Ma colère m'entraine

A répudier le monde.

Je rejette ses chaines

D’une ardeur vagabonde.

A moi seul une émeute,

Détaché, solitaire,

Fuyant loin de la meute,

J’étais fait pour me taire.

Mais il a bien fallu

Crier pour exister.

Je n’aurais jamais cru

A cette extrémité. 

Oui ! c’était nécéssaire

D’écrire, pour survivre,

Ce qui me désespèrent,

Et les mots qui délivrent.

Je n’avais pas le choix

Sinon de disparaitre.

C’est le sort qui m’échoit

Mourir ou bien paraitre

Quand sonne l’hallali, 

Quand le cerveau explose,

Propose la folie,

Comme métamorphose. 

Situations critiques 

De moments délétères.

Tourments épileptiques !

Sensations terre à terre !

 

Enfin, il a cessé. Me faisant face, comme possédé, plongeant son regard dans le mien. Là, j’ai… vu…

Lu dans ses yeux hagards

La tragédie du monde,

Dans un glaçant regard,

Une douleur profonde.

Il subissait son sort

Mais avec élégance,

En méprisant la mort

D’un souffle d’insolence.

 

Et puis, il s’est tu et s’en est allé. Comme cela. Sans rien dire. Il m’a quitté comme il m’avait abordé. Je n’ai jamais su son nom ni qui il était ni d’où il venait, où il allait. D’ailleurs peu importe. J’avais partagé un moment de vérité. Vécu une amitié éphémère. Mais ce sont celles-là les plus fortes, en tout cas les plus sincères.

Je me souviens d'une ombre partie vers ses ténèbres. Un fantôme évanouit dans la glace du comptoir. Lui parti, il n’est resté que mon reflet.

Jean Pierre Richard.Retourhautpage

Un cri silencieux
  1. Présentation
  2. Les mots éclosent
  3. Que cherchais tu ?
  4. La conspiration de l'été
  5. Comme un présage
  6. Un cri silencieux

Entre fiction et souvenirs, récit et thérapie. Une mélancolie ordinaire. 

crisilencieuxYT

Les mots éclosent.

La douleur force la parole.

Les mots éclosent puis s’envolent.

On ne contient pas ses émois.

Souffrir est-ce parler de soi,

S’épancher jusqu’à l’indécence

Ou faut-il souffrir en silence ?

Se taire et endurer en vain ?

Ecrire et se sauver enfin ?

Faut-il parler, faut-il se taire ?

Est ce vrai que les mots libèrent ?

Que par le verbe l’on guérit ?

Qu’écrire est une thérapie ?

Est-ce vertu ou bien l’enfer ?

J’ai tant à dire alors que faire ? 

Même si j’ai le coeur en cendre,

Mes tourments ne sont pas à vendre.

Jean Pierre RichardRetourhautpage

Que cherchais-tu là bas ?

Un visage, un regard

Sur le quai d’une gare,

Une larme qui coule

Sur ta joue et qui roule 

Sur un passé délié

Que t’oublies d’oublier.

Parfum de nostalgie,

D’un souvenir où git

La plaie d’une blessure,

Dont reste la brûlure.

Besoin de sa présence.

Avoir une autre chance.

Une ombre qui répète

Tes attentes secrètes.

Envie de représailles,

Reprendre la bataille,

Défier la déception,

Un instant d’émotion,

Un geste, un réconfort,

Une excuse, un remord.

Lever l’ombre du doute,

Un espoir pour la route.

 

Dans tout ça qu’aurais-je été ?

Passant qui disparait

Masqué par tes regrets ?

Un présent qui s’efface,

Quand la tristesse passe.

Une histoire qu’on regrette.

Un miroir qui reflète 

D’un autre le visage.

L’écume sur la plage 

D’où s’envole la mousse

Quand ta main la repousse

Comme on chasse l’ennui.

Une goutte de pluie

Que la brise disperse

A la fin de l’averse.

Vision qui s’évapore

Lorsque renait l’aurore.

A peine une aventure.

Une caricature.

De l’amour.

 

Ai-je vraiment compté ?

Je n’ai fait que passer.

Dans ta vie, je suppose.

Je suis bien peu de chose.

Jean Pierre Richard.Retourhautpage

La conspiration de l’été

Et l’été conspirait

A créer l’illusion

D’un bonheur à jamais

En de tendres effusions.

La mer étincelaient 

Son éclat projetait

Sur la plage et la grève

Tes désirs et tes rêves.

Et l’été a dansé,

Le tempo cadencé

De cette farandole.

Dont ton corps était  folle,

Si tes yeux s’émerveillent,

Aveuglé de soleil, 

La danse sur le sable

Rythmait les pas du diable.

Et l’automne est venu,

Et les amours déçus,

Ont dansé le ballet 

Du chagrin, des regrets.

Dans la désespérance

Se brise la romance.

Tout n’était que fiction,

Un vent de dérision,

De désirs envolés,

Te laissant esseulée. 

Ton espoir passera,

Une autre dansera.

C’est à chacun sa chance.

Ainsi finit la danse.

Les paroles étaient belles

Mais rien n’est éternel.

Il faut que tu déchantes

Pour une autre qui chante.

C’est la fin du refrain, 

Tu as chanté en vain.

Un air de trahison

Met fin à la chanson.

 

Le destin est cynique,

Il te laisse sans arme.

Tu te croyais unique,

Il te reste tes larmes.

 

La vague a entraîné

Tes espoirs déchirés,

Qui flottent sur l’écume.

Et sur ton amertume,

Reste le gout amer

Que te laisse la mer,

Tu pleurs sur le rivage,

Le destin est sauvage,

Il a brisé ton coeur,

Te laisse la rancoeur,

Une ombre de rancune,

Et puis ton infortune.

Tu n’avais pas pensé

Qu’il faut se protéger

Que le malheur arrive. 

Tu te donnais naïve.

Tu voyais le futur

Serein et sans armure.

Le poignard a frappé,

Te laissant sidéré.

Et pourtant tu t’accroches.

Malgré tout les reproches

Jamais n’éffaceront 

Ni l’air ni la chanson.

Il faut prendre la route,

S’achève ta déroute.

C’est la fin de la fête

Et malgré ta défaite 

Toujours, tu espéras,

Sans fin tu garderas

La plaie d’un souvenir

Pour chérir, pour maudire.

Rien qui ne se délit.     

Dans ta quête d’oubli,

Le temps fut impuissant

A faire passer le temps. 

Fallait que tu reviennes

Et ça quoiqu’il advienne.

Tu étais décidée

Au prix de ta fierté,

Au prix de l’amour-propre,

A supporter l’opprobre.

Même au prix du mensonge,

Il fallait que tu ronges

Tes attaches, tes liens

Car rien ne te retient.

C’est ton tour de mentir,

Et de faire souffrir,

Qu'importe les dégâts

Que tu entraineras,

Celui que t’ensorcelle,

Et qui te trouve belle,

Qu’importe que l’on t’aime,

Qu’importe le poème,

Qu’importe tes serments,

Adieu les jours aimants.

Tu connus d’autres émois

D’autres amours, d’autres joies.

Mais tu n’as pas oublié.

Tu te sens toujours lié.

Et tu restes accroché

Aux folies d'un rocher,

Rêves secrètement

D’un destin différent.

C’est le temps des aveux

Et la mer est en feu

Et ton coeur est en flamme

Quand se dénoue le drame.

S'en fut la mascarade.

S'évanouient l'illusion,

Les serments de façade

Et la conspiration.

Jean Pierre Richard.Retourhautpage

J'ai lu comme un présage

Au travers des orages.

J'ai compris ton secret,

J'ai senti tes regrets.

Perçu cette rupture

Où ta vie se fracture

En deux parts de ton âme.

Dont l'une qui te clame

De suivre ton chemin,

De vivre pour demain.

L'autre est restée là-bas

Et t'appelle tout bas,

Plane sur un passé

Dont tu restes hanté.

J’ignorais tes émois

Pour un autre que moi.

Et dans ces retrouvailles,

Montre moi cette entaille

Où ton chagrin s’engouffre.

Dis moi de quoi tu souffres.

L’amour est un mystère

Que la souffrance éclaire.

 

Il fallait, que je sache

Que le voile s’arrache,

Se brise le silence,

Au prix de l’insouciance,

Au prix de mes tourments,

Et de tant d’errements

De mon esprit hagard

Quand ma raison s’égare

Quand s’insinue le doute

En un lent goutte à goutte

Quand la plaie s’alimente

Du poison qui l’enfante.

 

Voilà, le temps s'envole

Et rien ne le console.

Dis moi pourquoi tu pleures.

Dis moi de quoi je meurs.

Jean Pierre RichardRetourhautpage

Sentiments équivoques.

Pensées hypothétiques.

Singulier soliloque.

Périples névrotiques.

Dépression abyssale.

Eruption d’étincelles.

Aléa cérébral.

Explosion du réel. 

Histoire d'une errance.

Egarement pervers.

Dérèglement des sens.

Intuition de l’enfer.

Idées obsessionnelles.

Certitudes dissoutent. 

Soupçons intemporelles.

Voyage au coeur du doute.

Conscience marginale.

Exode d’un délire.

Pensées subliminales,

Au bord des souvenirs.

Déraisons excentriques.

Oppressions qui s’accroissent.

Confusions électriques. 

Rencontre de l’angoisse.

Désespoir en cavale.

Cauchemars capricieux.

Tumulte sidéral

Comme un cri silencieux !

Jean Pierre Richard.Retourhautpage

Pour écouter les textes mis en images, "Propos d'un soir", sur la chaine YouTube "Au gré du vent", cliquez sur l'icone ci-contre : 

 

Pour écouter les textes mis en images, "Un cri silencieux", sur la chaine YouTube "Au gré du vent", cliquez sur l'icone ci-contre : 

Après la tempête
  1. Présentation
  2. Le bateau de l'oubli

J'étais comme le marin balloté dans la tempête qui ne maitrise plus rien, ni les éléments ni son embarcation, qui se débat parmi les avaries et les vomissures, la peur au ventre, désespéré, dans la nuit qu'aucun phare n'illumine, entre le doute et la résignation... pour s'échouer au matin sur un rivage inconnu, là où il lui semble que le monde vient pour lui seul de recommencer.

Mais après la tempête... c'est toujours la tempête.

Toujours ancré au port,

Le bateau de l’oubli,

Si le vent ne faiblit,

Y restera encore

Les dégâts pour décors.

 

La tornade est passée

Laissant ses avaries.

Rien, depuis, ne varie.

Ses attaches cassées.

Confiance fracassée.

 

Il attend au mouillage.

Si le gros temps demeure,

Il se peut bien qu’il meurt

De ce qui le ravage.

Un peu comme un naufrage.

 

Le bateau de l’oubli

Ne prendra pas le large.

Bien trop forte est la charge,

Le poids qui l’affaiblit

D’un impossible oubli.